René BALME
Enfin une bonne nouvelle ! Selon les dernières rumeurs l’échec de la prochaine conférence ministérielle de l’OMC à Hong Kong le mois prochain, est programmé, et il n’est pas certain que l’organisation s’en relève. Au Sud comme au Nord de la planète, les peuples retiennent leur souffle et croisent les doigts pour que trépasse cette OMC, cause de tant de misère et de souffrances.
Les psychodrames sont habituels à la veille des ministérielles et font partie des méthodes de négociation. Mais depuis Seattle, rien ne va plus à l’OMC, la ministérielle de 1999 fut le désastre que l’on sait et celle de Cancun en 2003, une débâcle. La réunion de Doha en 2001 ferait figure d’exception si l’accord lançant le « fameux » Round de Doha, n’avait été arraché à la force des baïonnettes, dans la paranoïa ambiante post 11 septembre. Pour faire bonne figure, l’OMC baptisa ce round de négociations « Round du développement » et les Américains et les Européens firent certaines promesses pour amadouer les pays du Sud qui refusaient de se lancer dans cette nouvelle galère,. Le climat délétère qui règne aujourd’hui à l’OMC est la conséquence des fourberies du couple Euro-Américain qui n’a jamais eu l’intention de tenir ces promesses. La querelle entre Européens et Américains qui s’étale à la une des journaux est une mise en scène. Mais les pays du Sud ne sont pas dupes et les propositions en matière agricole présentées par l’UE et les USA n’ont pas résisté à leurs analyses. Malgré le tapage ambiant, et la guerre des communiqués, ni les européens ni les américains n’ont l’intention de céder un pouce de terrain sur l’agriculture. En revanche, ils exigent que les pays du Sud ouvrent encore plus leurs marchés. Mais pour y parvenir il est nécessaire d’étouffer la colère qui gronde. Les dernières informations indiquent le binôme transatlantique envisage d’utiliser le coton en guise de bâillon.